My name's Carrie

21 janvier 2008 16:51
 
 

C'est étrange comme certaines séries nous collent à la peau parfois.

Nous venons presque à nous demander si nous ne sommes pas le héros d'un Truman Show mais en plus pervers. "Envoyez LOVE au 8745 pour que votre héroïne soit heureuse ou LOSE pour qu'elle se prenne une bonne claque dans la gueule"

Pour ma part le public est assez méchant avec moi, je suis une sorte de Carrie Bradshaw parisienne.

Les amours qui passent et qui s'en vont, qui laissent des traces puis qui reviennent, comme écrasant un lapin sur le bithume à 100km/h, qui pilent et passent la marche arrière pour en remettre un p'tit coup (sait-on jamais... le coeur bat peut-être encore)

Tout semble beau au départ, tellement que ça en devient gênant, louche. Et là c'est l'attente, en général plus le truc qui cloche met du temps à être découvert (ou avoué) et plus c'est trash.

Parce-qu'il y a toujours un truc qui cloche, ça va du petit défaut genre mauvaises habitudes (slips sales qui trainent) au pire (une double vie ou une première pas vraiment terminée)

C'est au pied du mur qu'on voit le mieux le mur disait Jean-Marie Bigard.

Personnellement je dirais que c'est dans le mur qu'on perçoit toutes les finitions de la brique.

 

Manue Bradshaw

 

 

Humeur: Imprévisible

 
 

Jesse Custer est élevé par sa grand-mère dans la crainte du Seigneur au beau milieu de la cambrousse Néo-Orléannaise. Mamie sévère aux châtiments impitoyables, elle n'hésite pas à l'enfermer dans un cercueil hermétique au fond du marais avec juste un tuyau pour laisser passer l'air. Trash hein ? surtout que la punition peut durer plusieurs jours, les excréments et vomis s'amoncelant. Ils vivent aussi avec deux gars de la campagne, deux bon gros beaufs aussi vilains que bêtes, ils sont au service de la mamie et exécutent les fameuses punitions. On notera un merveilleux passage où l'un d'eux sodomise une poule dans la grange, fait courant au grand damne des volatiles.

Mais je commence à trop rentrer dans les détails !! C'était juste pour vous donner une idée de l'ambiance sordide. Revenons-en à Jesse. Il devient malgré lui et selon la volonté de sa mémé le révérend du village. Un jour il reçoit le don du metatron, il a le pouvoir de se faire obéir de qui il veut grâce à sa voix (attention, ça ne marche qu'à un moment donné et pas du tout face à sa mamie et aux deux hurluberlus, bah oui ça serait trop simple sinon hein)

Dans les hautes sphères spirituelles se passe un évènement grave, quelque chose s'est échappé et s'apprête à descendre sur terre (attention, pas d'histoire de petits bonshommes verts, là on est plus dans la dimension religieuse).

Jesse, lui, rencontre une jeune femme nommée Tulip' et Cassidy, une sorte de vampire irlandais (il ne peut sortir le jour et aime la viande bien bleue ! d'aspect il a plutôt l'air d'un vieux rocker mal rasé). Bref tout ce joyeux monde est en cavale, Jesse a laissé tombé mamie qui lui lance donc les deux cons au cul. Ils partent tous à la recherche de...Dieu ! Hé oué. En plus de tout ce bordel, le Saint des Tueurs (une sorte de Léon aux cheveux long et sans le bonnet) veut également la peau de Jesse car il ne doit pas atteindre son but. Marrant, quand Jesse est dans des moments de doute, John Wayne lui apparaît tel un mentor l'aidant à la réflexion.

Les répliques sont cinglantes, bourrées d'humoir noir, le graphisme est magnifique et l'intrigue palpitante (si vous n'êtes pas emballé c'est que je raconte mal, il est très difficile de résumer cette oeuvre). Bref, si vous avez l'occasion de lire cette BD n'hésitez surtout pas ! Voici quelques morceaux choisis :

Sherif Root : Et peut-être que demain je vais chier une cadillac, mais j'y crois pas trop non plus.

Sherif Root : C'est la nuit du connard, dis donc. La nuit du connard armé. Tu m'as l'air d'avoir de beaux calibres à ta ceinture, grand.
Le Saint des tueurs : Ouais. Mais tu m'as pas l'air d'être celui qui va me les prendre.

Sherif Meeker : Attendez une seconde. Euh... vous revoulez du café ?
Agent Dinnings : Non merci. On dirait que quelqu'un a joui dedans.
Sherif Meeker : J'ai pas pu me retenir quand j'ai su que vous veniez.

Tulip : Mais Genesis, ça fait plutôt penser à la création... à la naissance, au premier livre de la Bible...
Cassidy : Ou à un sacré groupe de merde.

Deblanc : Il était trop prévenant à mon goût. Trop propre. Trop beau pour être honnête.
Fiore : C'était un ange du Seigneur ! Tu voulais quoi, qu'il deale du crack ?

Si : J'ai réalisé que j'étais l'archetype du journaliste qui en a plein le cul du monde. Mes rédacteurs me hurlent dessus quand j'ai un jour de retard, ma piaule est noyée sous les bouteilles et les paquets de clopes, je peux plus sortir la bière du frigo à cause de tous les restes qui sont dans le passage... La bonne nouvelle, c'est que j'ai pas de rats, mais c'est parce-que les cafards les ont bouffés.

John Gland : Quand on est le flic le plus malchanceux du monde, on intéresse peu les femmes. La fois où ça m'est arrivé, nous avons trouvé un endroit où l'on acceptait son chien d'aveugle et je lui ai parlé de moi.

Humeur: Perverse

Sushinomane

22 mars 2007 15:40
 
 

Bonjour, je m'appelle Maënol et je suis sushinomane depuis plus d'un an.

Ca a commencé bêtement, comme toute addiction, des amis m'ont proposé un japonais un soir en me disant "tu verras c'est vachement bon et ça change de ce qu'on mange tous les jours".

J'ai bien émis quelques inquiétudes comme "mais c'est cru, à la télé ils disent qu'on risque de choper des bactéries et même un p'tit ténia de compagnie", ils m'ont ri au nez. Alors comme je ne voulais pas passer pour une baltringue devant mes potes j'ai accepté...

A partir de là tout est allé très vite, c'est comme un cercle vicieux. Au début j'en prennais occasionnellement, peut-être une fois par mois histoire de me sortir de ma routine culinaire. Puis, avant même de m'en rendre compte j'étais déjà à une fois par semaine, tous les week-ends il m'en fallait, prétexte à une rude semaine de passée.

Et maintenant c'est pire, peu importe le jour de la semaine, dès que j'ai passé une sale journée au boulot je passe chez mon traiteur japonais avant de rentrer chez moi m'empapaouter ma dose de bonheur.

Et vous savez quoi ? Je n'ai aucune envie d'arrêter :D

Humeur: Éructante

 
 

Jeudi 22 février 2007

Same player shoot again.
J’arrive devant l’Olympia avec une impression de déjà-vu… (ahah chui con !)
J’avance encore une fois jusqu’aux vigiles, tiens merde, celui qui s’apprête à me fouiller est justement le gars qui était juste à côté de moi hier soir devant la scène pendant que je mitraillais le groupe. Chui foutue ? Ben non, je crois bien qu’il m’a reconnu mais il n’a pas cherché à fouiner de trop dans mon sac, zentiiiiiil. Du coup je rentre à l’aise avec mon numérique et mon bouchon de bouteille d’eau.
AH !
Bon, je craque, je me prends un t-shirt à 45.000 euros au stand merchandising (enlevez les trois zéros ainsi que les manches) quand on aime on ne compte pas.
Pour ce soir je me suis fait un p’tit plaisir, j’assiste au concert depuis la mezzanine. Le nombre de places vides est assez intrigant pour un concert annoncé ‘sold out’, sûrement des empêchements de dernière minute.


20h et c’est reparti pour un p’tit coup de The Popo. Je fais cette fois abstraction des looks à chier des mecs et tends un peu mieux l’oreille. Finalement j’aime bien, c’est assez original et barré à la fois.
Re-entracte, re-pipiroom.
21h, dans quelques secondes le groupe entre en scène. Ce qu’il y a de bien, perchée du haut de mon balcon, c’est que je peux voir tout ce qu’il se passe côté roadies. Juste avant le moment fatidique, ils se cognent les poings entre eux, petit rituel superstitieux ( ?) pour que tout roule bien durant la prestation.
Et là… ils entrent en scène sur « Pinion », bien calée dans mon fauteuil je savoure encore plus le spectacle, je frissonne d’extase. Je crois que la phrase que je me suis le plus souvent répété durant cette soirée est « Je ne me lasserai pas des voir en concert chaque soir ».
Amusant, « Heresy » débute et comme vous le savez (ou pas) cette chanson est plutôt aigüe et il semblerait que Trent ait du mal à trouver la bonne octave d’entrée de jeu.
Vous pouvez voir sur les photos qu’il y a beaucoup de jeux de lumière mêlés à de la fumée (d’où les 70% de photos inexploitables d’ailleurs >_< ), il y a aussi des sortes de grosses lampes au dessus de chaque musiciens. Durant l’intro d’ «Eraser » chacun à poussé sa p’tite lampe et elles se mouvaient toutes au rythme de la chanson, effet génialissime garanti !
Plus tard, Trent nous parle pour annoncer la prochaine chanson, « And now a song to dance, a kind of Disco ! » (Je sais c'est un peu décousu mais moi je vous retranscris ça pêle-mêle ^^). Evidement c’est « Only » qui pour l’occasion a vu son rythme doublé, n’y connaissant rien en batterie je ne saurais pas vous dire les termes exactes mais ça donnait un peu comme sur « From lowering skies » de Moonspell, ce qui vous avance bien.
Emouvant, quand Trent entame « Hurt » tout seul avec son piano. Silence dans la salle, nous écoutons religieusement sa voix et les notes qui sortent de sous ses doigts… jusqu’à ce qu’un connard gueule je ne sais quoi brisant l’ambiance. Je me dis que le chanteur doit avoir l’habitude, sur chaque vidéo que j’ai pu voir de ses solos au piano y’a toujours un abruti pour faire le kéké et brailler comme un porc ou une groupie pour hurler « LOVE YOUUU !! ». Trent, impassible, continu son morceau.
Le cri venait de la fosse, il se tait sous les quelques « TA GUEULE !!! » agressifs envoyés à son intention. Je suppose (et espère) qu’il s’est pris quelques verres en plastique ou coups dans la tronche au passage.
La soirée se passe, je voudrais qu’elle ne finisse jamais mais malheureusement tout à une fin.
Le groupe termine comme hier soir sur « Head like a hole » sauf que cette fois Trent casse sa guitare. Il ne le fait pas avec agressivité ou pour faire genre, comme les autres groupes peuvent le faire, mais très promptement d’un coup sec comme pour dire « Paris, c’est fait ». A chaque ville sa guitare ?
Je quitte l’Olympia sans savoir quand je les reverrai, toujours les mêmes connards qui vendent leurs posters de merde… je mets mon Ipod, du NIN forcément, et je traîne des pieds jusqu’au métro. Tristement heureuse…

Set list : Pinion / Wish / The Collector / Heresy / Terrible Lie / Piggy / Closer / The Becoming / No You Don't / Deep / Help Me I'm In Hell / Eraser / Reptile / Fragile / Only / You Know What You Are / Suck / Gave Up / Hurt / The Hand That Feeds / Head Like A Hole


 
 

Mercredi 21 février 2007


Je sors du boulot en ayant bien pris le temps de me repoupouner, sait-on jamais…
Arrivée devant l’Olympia, des petits tas de gens ici et là. J’avance avec une légère appréhension, les appareils photos ne sont pas acceptés mais j’ai planqué le mien dans une pochette de mon sac. J’avance, fébrile, jusqu’aux gentilles armoires normandes à l’entrée.
«-Bonsoir, votre sac svp
- Vi monsieur ^^
*trifouillage, sueur et tremblements fessiers*
- C’est bon c’est pas elle, dit-il à son acolyte»
Ah, l’humour des vigiles…


Je parcours le grand couloir qui mène jusqu’au centre de l’Olympia, je découvre ce lieu pour la première fois. Un petit coin merchandising avec des prix hallucinants, pas de chèque ni de CB, seul le cash y est accepté. Je me prends une bouteille d’eau au bar, bouchons interdits en salle, bah ça va être pratique pour prendre des photos tiens… (note pour le lendemain : planquer un bouchon de bouteille d’eau avec l’appareil photo)
Je me place près de la scène tout à droite, à côté de moi un groupe de djeunz qui trépignent avant même que ça ne commence et me marchent quelque fois dessus ou me bousculent en s’excusant platement devant mon regard hostile. Parmi ce groupe, se trouve une jeune fille qui après s’êtres mise un peu à l’écart revient pour raconter ceci à ses potes : « Han y’a un mec qui est venu s’assoir par terre à côté de moi tout à l’heure, il m’a souri alors je lui ai souri et il m’a filé des pass back-stage pour après le concert » Et comme elle en avait quatre elle les a partagé avec ses potes. Moi ? verte. Pourquoi c’est jamais à moi que ça arrive ce genre de choses ?! Moi aussi je peux sourire et paraître sociable quand je veux ! >_<


La première partie est un groupe du nom de The Popo (j’en vois déjà qui se marrent) sur lequel je ne passerai pas dix plombes (http://thepopo.com/) La première fois ça laisse perplexe et on se focalise plus sur le look que sur la musique. Comment dire… un look bien grunge avec des écharpes orange et des chemises style oriental ? Bref, le public peu emballé lui aussi.
21h, après vingt minutes d’entracte et de file d’attente interminable pour le pipiroom, les lumières s’éteignent et le public commence à s’échauffer sérieusement. Les premières notes de « Somewhat Damaged » se font entendre et soudain surgit de l’ombre et de la fumée Trent Reznor. Très dynamique, une incroyable pêche, tout simplement époustouflant et à la hauteur de mes espérances.
Comme je vous le disais, j’étais tout devant à droite, ce qui veut dire que l’une des immenses enceintes était pratiquement en face de moi. Le son était si puissant qu’elle commençait à basculer de l’avant vers l’arrière, on aurait dit qu’elle allait tomber et nous écraser comme des pauvres merdes. D’ailleurs les mecs de la sécu devant la scène n’étaient pas très rassurés non plus, leurs regards faisaient un va et vient entre eux et les enceintes.
Les chansons s’enchaînent, le public est à fond, j’essaye de survivre parmi tous ces gens qui bougent et surtout de trouver un équilibre pour prendre des photos pas trop floues. Résultats, près de 70 shoots dont 30% d’exploitable, c’est mieux que rien.
Grand moment quand Aaron North décide de se jeter dans la fosse avec sa grosse guitare. On n’a pas dû le prévenir que le public était majoritairement assez jeune et donc assez frêle pour supporter un tel impact. La preuve, deux minutes plus tard, un gars de la sécu sort une jeune fille de la foule et la transporte vers une issue de secours, la pauvre a dû se le prendre de plein fouet.
Je sens le sol vibrer aux rythmes des sauts du public sur celui des chansons, comme si tout le monde ne faisait qu’un. A ce moment là j’ai l’impression d’être à l’intérieur d’un vibromasseur géant, un orgasme collectif produit par les vibrations de la salle.
Autre évènement notable (?) Trent Reznor qui entre deux chansons lâche un crachat par terre sur la scène et cette intime conviction que tout le monde se dit la même chose à ce moment là « Je vendrais ma mère pour lécher le sol ». On est fan ou on ne l’est pas.
22h45, c’est sur un petit nuage que je sors de l’Olympia, les autres spectateurs aussi sauf que la plupart sont dégoûtés car c’est déjà fini alors que moi je lâche tout bas un « à demain… » en prenant la route du métro.
Gnihihihihi

J’allais oublier : special dédicace caca boudin aux connards à l’entrée qui essayent de te refourguer des places deux fois plus chères avant le concert et aux autres pourritures qui en sortant t’agressent presque et te bloquent le passage pour essayer de te vendre des posters non officiels du groupe. Mépris total pour ces gens-là qui gâchent l’ambiance du concert.

Set List : Somewhat Damaged / Last / March Of The Pigs / Something I Can Never Have / Ruiner / Closer / Burn / Gave Up / Help Me I'm In Hell / Eraser / Wish / The Big Come Down / Survivalism / Only / Suck / The Day The World Went Away / Dead Souls / Hurt / The Hand That Feeds / Head Like A Hole