Nine Inch Nails 21/02/07 Paris (PART I)
Mercredi 21 février 2007
Je sors du boulot en ayant bien pris le temps de me repoupouner, sait-on jamais…
Arrivée devant l’Olympia, des petits tas de gens ici et là. J’avance avec une légère appréhension, les appareils photos ne sont pas acceptés mais j’ai planqué le mien dans une pochette de mon sac. J’avance, fébrile, jusqu’aux gentilles armoires normandes à l’entrée.
«-Bonsoir, votre sac svp
- Vi monsieur ^^
*trifouillage, sueur et tremblements fessiers*
- C’est bon c’est pas elle, dit-il à son acolyte»
Ah, l’humour des vigiles…
Je parcours le grand couloir qui mène jusqu’au centre de l’Olympia, je découvre ce lieu pour la première fois. Un petit coin merchandising avec des prix hallucinants, pas de chèque ni de CB, seul le cash y est accepté. Je me prends une bouteille d’eau au bar, bouchons interdits en salle, bah ça va être pratique pour prendre des photos tiens… (note pour le lendemain : planquer un bouchon de bouteille d’eau avec l’appareil photo)
Je me place près de la scène tout à droite, à côté de moi un groupe de djeunz qui trépignent avant même que ça ne commence et me marchent quelque fois dessus ou me bousculent en s’excusant platement devant mon regard hostile. Parmi ce groupe, se trouve une jeune fille qui après s’êtres mise un peu à l’écart revient pour raconter ceci à ses potes : « Han y’a un mec qui est venu s’assoir par terre à côté de moi tout à l’heure, il m’a souri alors je lui ai souri et il m’a filé des pass back-stage pour après le concert » Et comme elle en avait quatre elle les a partagé avec ses potes. Moi ? verte. Pourquoi c’est jamais à moi que ça arrive ce genre de choses ?! Moi aussi je peux sourire et paraître sociable quand je veux ! >_<
La première partie est un groupe du nom de The Popo (j’en vois déjà qui se marrent) sur lequel je ne passerai pas dix plombes (http://thepopo.com/) La première fois ça laisse perplexe et on se focalise plus sur le look que sur la musique. Comment dire… un look bien grunge avec des écharpes orange et des chemises style oriental ? Bref, le public peu emballé lui aussi.
21h, après vingt minutes d’entracte et de file d’attente interminable pour le pipiroom, les lumières s’éteignent et le public commence à s’échauffer sérieusement. Les premières notes de « Somewhat Damaged » se font entendre et soudain surgit de l’ombre et de la fumée Trent Reznor. Très dynamique, une incroyable pêche, tout simplement époustouflant et à la hauteur de mes espérances.
Comme je vous le disais, j’étais tout devant à droite, ce qui veut dire que l’une des immenses enceintes était pratiquement en face de moi. Le son était si puissant qu’elle commençait à basculer de l’avant vers l’arrière, on aurait dit qu’elle allait tomber et nous écraser comme des pauvres merdes. D’ailleurs les mecs de la sécu devant la scène n’étaient pas très rassurés non plus, leurs regards faisaient un va et vient entre eux et les enceintes.
Les chansons s’enchaînent, le public est à fond, j’essaye de survivre parmi tous ces gens qui bougent et surtout de trouver un équilibre pour prendre des photos pas trop floues. Résultats, près de 70 shoots dont 30% d’exploitable, c’est mieux que rien.
Grand moment quand Aaron North décide de se jeter dans la fosse avec sa grosse guitare. On n’a pas dû le prévenir que le public était majoritairement assez jeune et donc assez frêle pour supporter un tel impact. La preuve, deux minutes plus tard, un gars de la sécu sort une jeune fille de la foule et la transporte vers une issue de secours, la pauvre a dû se le prendre de plein fouet.
Je sens le sol vibrer aux rythmes des sauts du public sur celui des chansons, comme si tout le monde ne faisait qu’un. A ce moment là j’ai l’impression d’être à l’intérieur d’un vibromasseur géant, un orgasme collectif produit par les vibrations de la salle.
Autre évènement notable (?) Trent Reznor qui entre deux chansons lâche un crachat par terre sur la scène et cette intime conviction que tout le monde se dit la même chose à ce moment là « Je vendrais ma mère pour lécher le sol ». On est fan ou on ne l’est pas.
22h45, c’est sur un petit nuage que je sors de l’Olympia, les autres spectateurs aussi sauf que la plupart sont dégoûtés car c’est déjà fini alors que moi je lâche tout bas un « à demain… » en prenant la route du métro.
Gnihihihihi
J’allais oublier : special dédicace caca boudin aux connards à l’entrée qui essayent de te refourguer des places deux fois plus chères avant le concert et aux autres pourritures qui en sortant t’agressent presque et te bloquent le passage pour essayer de te vendre des posters non officiels du groupe. Mépris total pour ces gens-là qui gâchent l’ambiance du concert.
Set List : Somewhat Damaged / Last / March Of The Pigs / Something I Can Never Have / Ruiner / Closer / Burn / Gave Up / Help Me I'm In Hell / Eraser / Wish / The Big Come Down / Survivalism / Only / Suck / The Day The World Went Away / Dead Souls / Hurt / The Hand That Feeds / Head Like A Hole
2 commentaires à cet article.
hé.. moi je trouve que vu les conditions on va dire difficile, t'as ramené une belle moisson de shoots!
Merci ! J'ai dû les rebosser sur toshop pour les 'nettoyer' un peu quand-même...